Je. 11.10

Conférence. Bernard Tschumi

18:00 EPFL

Forum Rolex

Bernard Tschumi a décidé de déposer ses archives du projet Ponts-Ville pour le quartier du Flon aux Archives de la construction moderne (Acm) à l’EPFL ; pour marquer ce transfert, il donnera une conférence sur son œuvre et sur la signification qu’un fonds d’archives peut apporter à la transmission du savoir.
 
Les archives du père de Bernard Tschumi, Jean Tschumi – fondateur de l’Ecole d’architecture à Lausanne, architecte entre autres du siège de la Vaudoise assurance à Lausanne et Nestlé à Vevey – sont déjà déposées aux Acm. Elles constituent une source précieuse d’information pour la recherche et l’enseignement, ainsi que lors de travaux de restauration et transformation. Les archives du projet Ponts-Ville vont accomplir un rôle similaire, et leur analyse et mise en valeur sera génératrice de connaissances nouvelles. Ponts-Ville témoigne d’une idée de développement urbain encore bien présente dans les mémoires, tant elle avait fait parler d’elle. Ce projet se présentait comme un engendreur de vie urbaine créant des liens sur plusieurs niveaux entre la ville existante et le nouveau quartier du Flon. Conçu et dessiné par Bernard Tschumi avec la collaboration de Luca Merlini et Emmanuel Ventura, lauréat du concours de 1988, Ponts-Ville n’a malheureusement pas été construit dans sa version originale. Son évolution sur environ deux décennies a toutefois abouti à l’aménagement actuel de Place de l’Europe et de sa passerelle aérienne.
 
Bernard Tschumi défend une architecture guidée par les idées et l’invention. Attiré par la littérature et l’écriture avant de choisir l’architecture, son discours a depuis toujours été imprégné de cinéma, littérature, danse ou musique. Sa pratique professionnelle couvre avec un égal succès la construction, l’écriture, l’enseignement ou la recherche, chaque domaine profitant des autres. Dans le contexte de ce qui a été nommé le déconstructivisme – justement en 1988 suite à l’exposition du MoMa Deconstructivist Architecture à laquelle il participe –, il se place en réaction au conservatisme formel du postmodernisme, statuant que l’architecture n’est jamais une question de forme, mais d’idée. L’idée étant une question davantage culturelle qu’architecturale, il propose de chercher dans la littérature ce qui précède la fonction, détournant dès lors avec humour le slogan fonctionnaliste en « Form follows fiction ».

Conférence. Bernard Tschumi

Bernard Tschumi a décidé de déposer ses archives du projet Ponts-Ville pour le quartier du Flon aux Archives de la construction moderne (Acm) à l’EPFL ; pour marquer ce transfert, il donnera une conférence sur son œuvre et sur la signification qu’un fonds d’archives peut apporter à la transmission du savoir.
 
Les archives du père de Bernard Tschumi, Jean Tschumi – fondateur de l’Ecole d’architecture à Lausanne, architecte entre autres du siège de la Vaudoise assurance à Lausanne et Nestlé à Vevey – sont déjà déposées aux Acm. Elles constituent une source précieuse d’information pour la recherche et l’enseignement, ainsi que lors de travaux de restauration et transformation. Les archives du projet Ponts-Ville vont accomplir un rôle similaire, et leur analyse et mise en valeur sera génératrice de connaissances nouvelles. Ponts-Ville témoigne d’une idée de développement urbain encore bien présente dans les mémoires, tant elle avait fait parler d’elle. Ce projet se présentait comme un engendreur de vie urbaine créant des liens sur plusieurs niveaux entre la ville existante et le nouveau quartier du Flon. Conçu et dessiné par Bernard Tschumi avec la collaboration de Luca Merlini et Emmanuel Ventura, lauréat du concours de 1988, Ponts-Ville n’a malheureusement pas été construit dans sa version originale. Son évolution sur environ deux décennies a toutefois abouti à l’aménagement actuel de Place de l’Europe et de sa passerelle aérienne.
 
Bernard Tschumi défend une architecture guidée par les idées et l’invention. Attiré par la littérature et l’écriture avant de choisir l’architecture, son discours a depuis toujours été imprégné de cinéma, littérature, danse ou musique. Sa pratique professionnelle couvre avec un égal succès la construction, l’écriture, l’enseignement ou la recherche, chaque domaine profitant des autres. Dans le contexte de ce qui a été nommé le déconstructivisme – justement en 1988 suite à l’exposition du MoMa Deconstructivist Architecture à laquelle il participe –, il se place en réaction au conservatisme formel du postmodernisme, statuant que l’architecture n’est jamais une question de forme, mais d’idée. L’idée étant une question davantage culturelle qu’architecturale, il propose de chercher dans la littérature ce qui précède la fonction, détournant dès lors avec humour le slogan fonctionnaliste en « Form follows fiction ».

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