Vernissage. Matthias Lecoq. Vers une nouvelle grammaire de la ville
Genève
Fondation WRP
Vernissage jeudi 5 février
17h30 à 20h
Vers une nouvelle grammaire de la ville est un projet artistique et de recherche qui interroge la ville contemporaine comme un milieu d’existence, un cadre de subjectivation et d’apparition.
À l’heure où près de 80 % de la population vit en milieu urbain en Suisse et en Europe, la ville constitue désormais le principal horizon de nos vies quotidiennes. Pourtant, elle est majoritairement pensée à travers des registres fonctionnels — flux, usages, infrastructures. Cette approche, si nécessaire soit-elle, tend à réduire l’espace urbain à un dispositif de gestion, en laissant en marge le temps vécu, la perception, la relation aux autres et la capacité d’agir.
C’est à partir de ce décalage que cette exposition se construit en posant une question centrale : quelles sont aujourd’hui les conditions qui rendent possible l’apparition du sujet dans la ville ?
La ville est ici envisagée comme le lieu potentiel d’une naissance — non au sens intime ou mystique, mais politique. Apparaître parmi les autres, initier quelque chose, prendre part à un monde commun. L’espace n’est pas un simple décor : il participe activement à ce que nous pouvons devenir.
L’exposition travaille sur les langages, les cadres de perception et les mégastructures à partir desquels la ville est pensée et vécue. La « grammaire » évoquée ici n’est ni stylistique ni normative : elle désigne un ensemble de relations, de rythmes et de tensions qui conditionnent notre manière d’habiter, d’agir et de faire monde.
Les peintures présentées constituent le cœur du dispositif. Elles ne représentent pas la ville, mais cherchent à traduire plastiquement des forces urbaines : densité, seuils, champs, circulations, épuisement, élan. Par l’abstraction, la peinture devient un opérateur de déplacement : elle suspend les évidences, met en crise les catégories habituelles de lecture du réel urbain et ouvre un espace de perception. Les photographies, présentées en regard, ancrent ce travail dans des situations ordinaires. Elles montrent des fragments de villes habitées — signes discrets de présence — et maintiennent une tension féconde entre abstraction et vécu, entre structure et expérience. Des diagrammes, cosmologies et fragments textuels complètent le parcours. Ils ne constituent pas un discours explicatif, mais des repères : des outils de pensée exposés, qui accompagnent la traversée sans la diriger.
Pensée comme un espace de mise en relation — entre art, urbanisme et philosophie — cette exposition s’adresse autant aux habitants qu’aux professionnels de la ville. Elle propose un temps de suspension, un lieu d’attention, où peut se rejouer une question essentielle :
De quelles structures avons-nous besoin aujourd’hui pour transformer la ville et avoir la possibilité de naitre en son sein ?
Vernissage. Matthias Lecoq. Vers une nouvelle grammaire de la ville
Vernissage jeudi 5 février
17h30 à 20h
Vers une nouvelle grammaire de la ville est un projet artistique et de recherche qui interroge la ville contemporaine comme un milieu d’existence, un cadre de subjectivation et d’apparition.
À l’heure où près de 80 % de la population vit en milieu urbain en Suisse et en Europe, la ville constitue désormais le principal horizon de nos vies quotidiennes. Pourtant, elle est majoritairement pensée à travers des registres fonctionnels — flux, usages, infrastructures. Cette approche, si nécessaire soit-elle, tend à réduire l’espace urbain à un dispositif de gestion, en laissant en marge le temps vécu, la perception, la relation aux autres et la capacité d’agir.
C’est à partir de ce décalage que cette exposition se construit en posant une question centrale : quelles sont aujourd’hui les conditions qui rendent possible l’apparition du sujet dans la ville ?
La ville est ici envisagée comme le lieu potentiel d’une naissance — non au sens intime ou mystique, mais politique. Apparaître parmi les autres, initier quelque chose, prendre part à un monde commun. L’espace n’est pas un simple décor : il participe activement à ce que nous pouvons devenir.
L’exposition travaille sur les langages, les cadres de perception et les mégastructures à partir desquels la ville est pensée et vécue. La « grammaire » évoquée ici n’est ni stylistique ni normative : elle désigne un ensemble de relations, de rythmes et de tensions qui conditionnent notre manière d’habiter, d’agir et de faire monde.
Les peintures présentées constituent le cœur du dispositif. Elles ne représentent pas la ville, mais cherchent à traduire plastiquement des forces urbaines : densité, seuils, champs, circulations, épuisement, élan. Par l’abstraction, la peinture devient un opérateur de déplacement : elle suspend les évidences, met en crise les catégories habituelles de lecture du réel urbain et ouvre un espace de perception. Les photographies, présentées en regard, ancrent ce travail dans des situations ordinaires. Elles montrent des fragments de villes habitées — signes discrets de présence — et maintiennent une tension féconde entre abstraction et vécu, entre structure et expérience. Des diagrammes, cosmologies et fragments textuels complètent le parcours. Ils ne constituent pas un discours explicatif, mais des repères : des outils de pensée exposés, qui accompagnent la traversée sans la diriger.
Pensée comme un espace de mise en relation — entre art, urbanisme et philosophie — cette exposition s’adresse autant aux habitants qu’aux professionnels de la ville. Elle propose un temps de suspension, un lieu d’attention, où peut se rejouer une question essentielle :
De quelles structures avons-nous besoin aujourd’hui pour transformer la ville et avoir la possibilité de naitre en son sein ?
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